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Vittoria au Solstice Festival

Hendry Massamba : entre modernité et traditions africaines

13 juillet 2026

Hendry Massamba a performé au Solstice Festival le 13 juin dernier. Notre stagiaire Vittoria Caputo est allée à sa rencontre.

Crédit Photo : Productions Luna

Entre les rythmes traditionnels de l'Afrique centrale et les sonorités d'aujourd'hui, Hendry Massamba trace sa propre voie. Il a baptisé son univers musical la « Mba Music », un métissage qui puise dans la rumba, le ndombolo, le soukous, le reggae, la soul et le blues. Installé au Québec depuis 2024, il souhaite faire découvrir cet univers où les vibrations, les langues africaines et le métissage culturel occupent une place centrale.

Né à Brazzaville, en République du Congo, puis élevé à Pointe-Noire, Hendry Massamba baigne dans la musique depuis son enfance. Initié aux percussions par son père, pasteur, il fait ses premiers pas dans la musique avant de se joindre à différents groupes de son quartier et à des chorales. C'est au contact de ces musiciens qu'il développe son amour pour les mélodies, les harmonies et la richesse sonore des instruments modernes. Au fil des années, il élargit sa pratique en devenant batteur, puis chanteur et guitariste.

Hendry Massamba écrit d'abord ses chansons en français. Avec le temps, son écriture évolue vers le kongo, sa langue maternelle. Il considère que les vibrations ne sont « pas pareil » d'une langue à l'autre. Le lingala occupe également une place importante dans son répertoire, auquel s'ajoutent parfois des passages en français, en swahili et en créole.

Même s'il privilégie aujourd'hui les langues africaines, l'artiste affirme ne pas écarter l'idée de réécrire en français dans de futurs projets.

Le Québec

Installé au Québec depuis 2024, l'artiste découvre un public qu'il décrit comme « assez chaleureux, très réceptif ». Malgré la barrière de la langue, il constate que l'énergie de sa musique dépasse les mots, car pour lui, sa musique est « très basée sur les vibrations ».

Au-delà du froid québécois qui l'a marqué cette année, un autre aspect de la culture a attiré son attention : ce qu'il a appris à nommer le « sourire jaune ». Habitué en Afrique à ce que les gens expriment franchement leurs émotions, il raconte avoir été surpris de voir les sourires de courtoisie s'effacer aussitôt que les personnes se croisent dans la rue, constatant que ce geste sert plutôt à « décorer l'atmosphère ».

À Montréal et ailleurs

Hendry Massamba poursuit son parcours sur les scènes québécoises avec son projet MOBEMBO, qui signifie « voyage » en lingala.

Il sera d’ailleurs présenté dans le cadre des Mardis de Médéric le 14 juillet à Montréal. À travers ce projet, l’artiste propose une traversée musicale inspirée de son histoire, de ses racines congolaises et de l’expérience de l’exil, tout en conservant son style unique.

Il sera également présent au Festival des traditions du monde de Sherbrooke le 13 août 2026.


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