Être festivalier à Mémoires et Racines? Oh que oui!
Dans le cadre du projet Horizons du REFRAIN, je me suis rendue au Festival Mémoires et Racines (FMR), à Joliette, du 24 au 26 juillet, afin de découvrir ce qui fait la richesse de cet événement consacré aux traditions vivantes.
Crédit photo : Folktographe
Je suis arrivée au FMR avec une seule attente : découvrir la magie du festival. Trois jours plus tard, la réponse était claire : être festivalier à Mémoires et Racines, c'est un grand oui!
Dès les premières heures sur le site, j'ai compris que le FMR était bien plus qu'une série de spectacles. C'est un endroit où les gens se rassemblent, partagent leur passion et où il suffit de quelques minutes pour se sentir accueilli.
Le festival porte d'ailleurs bien son nom. Enraciné dans le Grand Joliette depuis 1995, il s'inscrit dans une région où l'histoire et la culture traditionnelle occupent une place importante. Profitez d'ailleurs de votre passage pour découvrir quelques-uns des lieux emblématiques de la région, comme la Maison Antoine-Lacombe ou zieuter l'ancien couvent de Saint-Charles-Borromée.
Cette passion pour la tradition se ressent partout sur le site. Le Grand Joliette entretient une grande histoire d'amour avec la musique traditionnelle, notamment grâce à la relève formée dans la région au Cégep de Joliette. Cette volonté de transmettre se reflète aussi dans la programmation du festival.
Cette année, la relève trad avait une place bien particulière avec une scène consacrée aux artistes qui n'avaient encore jamais performé au FMR. Pendant 45 minutes, ils ont pu présenter leur univers devant un public curieux et réceptif. À certains moments, la scène de la Grande Côte attirait même autant de festivaliers que les scènes principales.
Mais ce qui rend le FMR si unique, c'est que la musique ne s'arrête jamais lorsque les artistes quittent la scène. Entre les spectacles, on retrouve des contes, des danses, des ateliers, des discussions autour d'un feu de camp au camping et des jams improvisés où chacun peut partager sa passion.
La proximité avec les artistes contribue aussi à cette ambiance chaleureuse. Le Cornet acoustique Mario-Forest offre notamment un moment plus intime, où les artistes peuvent se rapprocher du public dans une formule différente de la grande scène.
Le FMR rappelle aussi que les traditions ne sont pas figées dans le temps. Elles évoluent avec les générations qui les portent. Le spectacle du groupe féminin Germaine en est un bel exemple : en revisitant la musique traditionnelle avec une touche actuelle et une perspective féminine, elles démontrent que le patrimoine continue de vivre et de se transformer.
Cette ouverture se retrouve aussi chez les artistes venant d'ailleurs. Je pense notamment à Zachary Richard qui, bien qu'originaire de la Louisiane, occupe une place importante dans le cœur de nombreux Québécois. Peu importe nos racines, au FMR, tout le monde finit par vibrer au même rythme.
Le festival est aussi une grande histoire de famille. On le remarque dans la présence de plusieurs générations de festivaliers, mais aussi dans l'implication des bénévoles qui font vivre l'événement année après année. Je lève d'ailleurs mon chapeau au Comité de la remerciure, qui prend le temps de souligner le travail de ces personnes essentielles au rayonnement du festival.
En résumé, voici cinq moments qui m'ont particulièrement marquée au FMR :
Germaine, pour sa façon de faire évoluer la musique traditionnelle avec une touche féminine et actuelle.
Les animations entre les spectacles, qui prouvent que le plaisir ne s'arrête jamais entre deux prestations.
Le Cornet acoustique Mario-Forest, pour les moments intimes qu'il permet de créer entre artistes et festivaliers.
Les Moments Mémoire, qui rappellent l'importance de remercier ceux et celles qui ont bâti le festival.
Les jams improvisés, parce qu'on ne sait jamais si le prochain grand moment de musique trad naîtra autour d'un feu de camp.
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, festivalier au Festival Mémoires et Racines, c'est un grand oui!



