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Élodie et Laura au Festif! de Baie-Saint-Paul

Béli : La petite bibitte de la pop et de l’électro

4 août 2026

Lors du Festif ! de Baie-Saint-Paul, ma collègue Laura et moi avons eu la chance de rencontrer cette artiste de la relève juste avant qu’elle enflamme la scène Sirius XM du festival.

Crédit photo : Jay Kearney

Enflammer : c’est le bon mot pour transposer l’effet produit sur ceux qui ont assisté au spectacle. Les spectateurs ont senti, dès son entrée, que Béli mettrait ses tripes sur la scène. « Béli canalise sa colère et ses facettes moins reluisantes en confrontant la pudeur et en visant à bousculer le statu quo de la féminité », a-t-elle écrit sur son site web. Cette colère métamorphosée en art, elle était palpable jusqu’au fond du chapiteau qui accueillait la scène.

Pour cette ex-étudiante de l’école de la chanson de Granby, la musique est une manière de transformer ses expériences de vie en art, qui est un médium concert émotionnellement. La jeune artiste se dit avoir été inspirée par le passage de l’adolescence à la vie adulte pour son dernier album XUV. « C’est beaucoup un album de transition et sur le sujet de devenir adulte, en lien avec la métamorphose. Comme un insecte ! Dans ces années-là, je me sentais un peu comme une bibitte, j’étais dans un petit appartement sombre et laid, avec plein de colocs, je me sentais comme une petite coquerelle », lance-t-elle avec humour.

La genèse de l’artiste : la danse

Alors qu’elle n’avait que trois ans, Béli raconte s’être déjà beaucoup intéressée à l’art de la danse. Des débuts qui n’ont rien d’anodin selon elle, cette discipline lui a enseigné le rythme et ses règles. Des apprentissages qu’elle a ensuite transposés dans la musique. La jeune femme se souvient de sa participation à l’émission télévisée L’école des Fans où elle a chanté L’argent fait le bonheur en compagnie du groupe Les respectables. « Ça a commencé quelque chose en moi. J’y ai découvert mon intérêt pour la musique. C’est revenu plusieurs fois dans ma vie à partir de ce moment là. Un moment donné, j’ai décidé d’écouter cette envie et de m’y lancer pour de vrai. »

Elle témoigne de son passage à l’école de la chanson de Granby comme enrichissant, mais très théorique. « Ce que tu as à apprendre pour de vrai, c’est sur le terrain que ça se fait. Il y a des choses qui ne peuvent pas s’apprendre autrement. »

Le p’ti monde du showbiz québécois

Comment le Québec accueille-t-il ses artistes émergents ? C’est la question qui nous trottait dans la tête à laquelle Béli a répondu en affirmant qu’elle avait reçu des opportunités dont elle était reconnaissante, notamment grâce aux nombreux festivals bien implantés dans la culture de la province. « C’est sur que ça reste une petite nation ici. Alors, quand tu fais de la musique underground, donc moins grand public, c’est encore un plus petit échantillonnage. »

L’artiste en elle est moins familière avec l’autopromotion. « C’est vraiment la partie que j’aime le moins de mon travail. Je connais moins les codes, ce n’est pas ma zone de confort, raconte-t-elle en riant. J’imagine que ça vient avec le temps ! »

Sa partie préférée ? L’exploration en studio. « J’aime essayer des choses avec la musique et les notes ! » Sans oublier les spectacles ! Et pour l’avoir vu, elle ne mentait pas en nous disant : « Je pense que je suis pas pire à voir en show aussi, j’ai du fun sur scène ! »


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