La musique de chambre, ça mange quoi en hiver ?
On va se le dire, découvrir un genre musical à travers un texte, ce n’est pas ce qu’il y a de plus évident. Les mots ne pourront jamais aussi bien décrire la musique que ses notes. C’est pourquoi cet article n’a pas la prétention de vous transformer en un expert de la musique de chambre, mais plutôt de vous donner envie de la découvrir.
Crédit photo : Mathieu Gosselin
Prenez un orchestre classique, retirez-lui son chef d’orchestre, divisez son nombre de musiciens par dix et laissez libre cours à leur créativité : vous obtiendrez de la musique de chambre. Une règle d’or : un seul interprète par partition, et ce, du duo jusqu’au dixtuor. Cette caractéristique incontournable de ce genre musical oblige son auditeur à mieux tendre l’oreille aux différentes sonorités des instruments. L’auditoire plus fainéant, quant à lui (ce qui n’a rien de mal à être en passant) peut se contenter d'écouter des harmonies mettant en valeur chaque instrument. Ici, pas de hiérarchie comme un orchestre classique. Le triangle est au même pied d’égalité que la contrebasse.
Destiné à être écouté dans une chambre à coucher ?
Vous imaginez bien qu’un festival comme les Concerts aux Îles du Bic aurait bien de la difficulté à tenir dans une chambre ! Alors, la réponse est non, aujourd’hui, nul besoin d’être enfermé dans son lieu destiné au dodo pour écouter ce type de musique. Cependant, ça n'a pas toujours été le cas.
Datant de l’époque baroque, la musique de chambre était réservée aux nobles de la société. Voulant réserver la musique que pour leurs oreilles, ceux-ci invitent de petits orchestres à venir jouer dans leur chambre à coucher. Rendant l’expérience intime et surtout épargnée des oreilles curieuses des pauvres. Aujourd’hui, c’est une musique popularisée et qui fait partie des programmations de tous les festivals de musique classique.
Alors ? Viendrez vous découvrir la musique de chambre dans un décors bas-laurentien ?

